Camille Durand
Conseillère Clientèle — DéSquat
Le phénomène du squat en France atteint des proportions préoccupantes. Les dernières données disponibles pour 2024 révèlent une situation qui s'aggrave malgré les nouvelles dispositions législatives. Analyse chiffrée.
Selon les estimations des associations de propriétaires, plus de 13 000 logements seraient actuellement squattés en France, soit une augmentation de 15% par rapport à 2022. Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs : crise du logement, précarité croissante, et méconnaissance des nouvelles procédures légales par les propriétaires.
L'Île-de-France concentre à elle seule près de 35% des cas de squat recensés, avec Paris et sa petite couronne en tête. Viennent ensuite la région PACA (12%), l'Occitanie (9%) et la région Auvergne-Rhône-Alpes (8%). Les grandes métropoles sont particulièrement exposées.
“Ces chiffres ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. De nombreux propriétaires ne signalent pas les squats par méconnaissance de leurs droits ou par peur des procédures.”
— Camille Durand, DéSquat
62% des biens squattés sont des appartements, 28% des maisons individuelles et 10% des locaux commerciaux. Les biens vacants depuis plus de 6 mois représentent 78% des cas. La durée moyenne d'un squat avant résolution est de 4,2 mois.
Au-delà du préjudice moral, le coût économique d'un squat est considérable. En moyenne, un propriétaire perd 8 500 € de loyers non perçus, supporte 3 200 € de frais de procédure et doit faire face à 6 800 € de travaux de remise en état. Soit un préjudice total moyen de 18 500 € par dossier.
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